M. Raymond Forni. Président de l'Assemblée nationale, inaugure le lancement de la Fondation Franco-Chinoise pour la Science et ses Applications
mercredi 23 janvier 2002 à 18 heures à l'Hôtel de Lassay
La Fondation Franco-Chinoise pour la Science et ses Applications (FFCSA), créée par l' Académie des sciences de l’Institut de France en liaison avec l'Académie des sciences de Chine, a pour mission de promouvoir des relations scientifiques entre la France et la République populaire de Chine dans tous les domaines de la science et de ses applications,en particulier par l'attribution de bourses post-doctorales.
Elle est dotée d'un Conseil scientifique de quinze membres, dont un tiers sont Académiciens; deux en sont les coprésidents. Gilles Kahn pour la première division (physique, mécanique. mathématique. sciences de l'univers) et Jacques Caen pour la deuxième division (biologie. médecine et chimie).
La Fondation répond à deux missions:
- promouvoir des liens durables entre les chercheurs des deux pays, en attribuant notamment des bourses à des étudiants, en participant à diverses manifestations scientifiques et en s'efforçant de discerner les attentes des industriels adhérents à la Fondation et implantés en Chine ou en France;
- servir de levier pour faire connaître les Universités et les Grandes écoles à de jeunes professeurs chinois, qui ont préparé leur doctorat ès sciences en France, en les accueillant pour des durées de plusieurs mois.
Si les années de la Chine en France et de la France en Chine , de 2003 à 2005, représentent l’objectif prioritaire du développement soutenu des échanges bilatéraux, 2002 verre déjà la réalisation de plusieurs actions majeures dans le domaine des relations scientifiques et de leur applications :
- astronomie: étude des données spectroscopiques concernant le grand télescope de Nankin, à la suite d’un colloque organisé en 2001 entre l’Université de Nankin et l’Observatoire de Marseille ;
- chimie: échanges entre chimistes des deux pays, le Conseil scientifique ayant demandé au Professeur Guy Ourisson d’être l’interlocuteur de la partie chinoise ;
- mathématique: développement des échanges avec l’Université de Nankaï à Tianjin, le Professeur Gilles Kahn étant mandaté par le Conseil Scientifique dans ce domaine.
La Fondation Franco Chinoise pour la Science et ses Applications bénéficie à ce jour du soutien de diverses personnalités, en particulier celui de M. Raymond Forni, Président de l’Assemblée Nationale, de M. Raymond Barre, ancien Premier ministre, de M. André Bettencourt, de l’Institut, ancien ministre, de M. Philippe Douste Blazy, ancien ministre, maire de Toulouse.
Le financement des programmes est assuré par des fonds non gouvernementaux provenant des collectivités territoriales ayant des relations avec la Chine, et notamment la Région Rhône Alpes, qui développe des programmes de coopération. Des financements privés ont été obtenus auprès des personnalités et entreprises privées.
Allocution de Monsieur Raymond Forni
Monsieur le Président de l'Académie des Sciences
de la République Populaire de Chine, Monsieur Chen Zhu,
Monsieur le Président de l'Académie des Sciences, Monsieur Curien
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Mesdames et Messieurs les Académiciens,
Monsieur l'Ambassadeur, Monsieur Wu Jiamin,
Mesdames et Messieurs,
Soyez les bienvenus à l'Assemblée nationale, où j'ai grand plaisir à vous accueillir à l'occasion du baptême de la Fondation Franco-Chinoise pour la Science et ses applications.
Depuis que je suis devenu président de l'Assemblée nationale, j'ai eu très souvent l'occasion de participer à des cérémonies officielles. Mais j'éprouve aujourd'hui une satisfaction toute particulière à vous voir si nombreux réunis dans ce cadre magnifique de l'hôtel de Lassay pour célébrer la Fondation dont nous officialisons la naissance.
J'en suis très heureux parce que cette Fondation est née de la volonté d'un homme, Jacques Caen, dont je me flatte d'être l'ami. Il vient de nous prouver, une nouvelle fois, sacapacité à susciter et à concrétiser un projet pour que la science contribue à rapprocher les hommes et à les faire avancer, ensemble, sur le chemin du progrès. Ce n’est donc pas, pour une fois, à ses qualités scientifiques et professionnelles unanimement reconnues que je tiens à rendre hommage. Mais à son imagination, à son énergie et à sa détermination.
Je suis heureux également parce que cette Fondation imaginée par Jacques Caen est née au sein de l'Académie des Sciences, que préside Hubert Curien.
Cette prestigieuse institution est l'une des plus vielles de notre pays, mais c'est l'une des plus modernes aussi. Car son ambition n'est-elle pas de faire se côtoyer les meilleurs de nos savants et d'associer à leurs travaux des chercheurs étrangers afin que la confrontation des connaissances et des idées permette l'enrichissement mutuel? Bien avant l'heure de l'Internet, cette ambition reflète le souci constant d'échanges et d'ouverture sur l'extérieur et parfois le lointain qui est celui de l'Académie des Sciences. La création de la Fondation Franco-Chinoise pour la Science et ses Applications en est une preuve supplémentaire - s'il en était besoin. Parrain de cette initiative, je ne peux que me féliciter que vous ayez accepté, Messieurs les académiciens, de lui apporter votre illustre soutien.
Et c'est pour moi une tout aussi grande satisfaction que l'Académie des Sciences de Chine ait elle aussi décidé des'associer à la Fondation que nous installons aujourd'hui. La Chine est à l’origine de multiples inventions et tire une légitime fierté de sa longue tradition scientifique. Son Académie des sciences est un lieu chargé de prestige et d'histoire, qui contribue aux réussites scientifiques de la Chine d’Aujourd’hui. Son Vice-président, M Chen Zhu nous a fait l’honneur de venir parmi nous. J’y vois le signe de la détermination de nos amis chinois à renforcer les relations qui unissent nos deux pays.
Etat plus vieux que l'Histoire, la Chine a toujours fasciné l'Europe et la France. Mère des arts et des lettres, forte d'une civilisation d'une richesse incomparable et d'une remarquable stabilité,la Chine s'impose aujourd'hui comme elle s'imposait hier aux plus intrépides de nos explorateurs. Et nous avons suivi ses changements avec le plus grand intérêt.
Depuis plus de dix ans, elle a marqué le monde par l'extraordinaire transformation qu'elle connaît. Par le rythme de sa croissance, par sa force au milieu des déstabilisations financières et par l'ouverture de son économie.
Sa récente adhésion à l'Organisation mondiale du commerce reflète son souci de s'intégrer à l'économie mondiale et d'y jouer pleinement son rôle. Français et européens, nous ne pouvons que nous réjouir de ce choix.En raison des nouvelles perspectives de développement dont cette adhésion est porteuse. Mais en raison aussi des perspectives de rééquilibrage de l'économie mondiale dont elle est la promesse.
Pour bâtir ensemble une économie plus juste et plus équilibrée, il importeque nous, Français et Chinois développions nos relations.
Quoi de plus naturel, quoi de plus prometteur que de le faire aujourd'hui dans le domaine de la fondation, autour des sciences et de la recherche auxquelles nos deux civilisations ont en commun d'avoir toujours attaché le plus grand prix.
C'est là qu'est l'avenir de nos jeunesses, c'est ainsi qu'elles pourront mieux se connaître et s'apprécier.
Par les soutiens qu'elle a obtenus des deux Académies mais aussi des Universités et desGrandes Ecoles françaises, de certaines régionset de nombreuses entreprises, la Fondation Franco-Chinoise pour la Science et ses applications sera en mesure d'allier des formations d'excellence à un accueil et un encadrement de qualité. En apprenant ensemble et en travaillant ensemble, nos étudiants appelés à devenir les chercheurs et les industriels de demain, seront à même de nouer des relations durables et profondes.
Héritiers d'une histoire millénaire et d'une identité à laquelle nous sommes les uns et les autres très légitimement attachés, nos deux pays ont beaucoup à faire ensemble. Après l'exposition France- Chine qui, en 2001, a connu un très grand succès à Beijing, avant l'année de la Chine en France qui débutera dans un peu plus d'un an, je suis convaincu que la création de la Fondation Franco-Chinoise pour la Science et ses Applications est un pas essentiel pour l'approfondissement de la coopération de nos deux pays.
Professeur Etienne Emile Baulieu, Professeur Jacques Caen, Son excellence l'Ambassadeur WU Jianmin
et le Président Raymond Forni
Allocution d’Etienne Emile Baulieu.
Des relations entre notre pays et la République populaire de Chine existent depuis longtemps maintenant. Avec notre Académie des sciences elles ont été concrétisées par un accord signé en 1989 avec l'Académie des sciences de Chine et complété par une déclaration commune en 1998. A ce propos, je salue la présence ici de Chen Zhu [prononcez Tchène Tchou], vicePrésident de l'Académie des sciences de Chine, qui a obtenu une autorisation spéciale pour se joindre à nous aujourd'hui, montrant par là tout l'intérêt que la Chine porte à nos actions, alors que se tient aujourd'hui même à Pékin une très importante réunion annuelle de son Académie.
Au plan des relations franco-chinoises, des accords bilatéraux ont été signés depuis plus d'une décennie entre la France et la Chine en matière scientifique et de ses applications, avec du côté français le CNRS, l'Inserm, le Ministère de la Recherche, des Affaires étrangères, l'Inria, l'Association franco-chinoise pour la recherche scientifique et technique, qui gère le Programme de Recherches avancées (PRA).
Le constat que les relations scientifiques entre les deux pays devaient être développées sur une plus vaste échelle et surtout qu'elles devaient se dérouler de manière harmonieuse, concertée et complémentaire, conduira à la création, que nous célébrons aujourd'hui, de la Fondation Franco-Chinoise pour la Science et ses Applications. C'est sur des créneaux non encore occupés par d'autres que la Fondation se place.
Elle a donc pour but de lancer ou de soutenir, dans un cadre privé, toute initiative propre à élargir des relations scientifiques entre la Chine et la France et de le faire en liaison avec les autres intervenants :
- développer des actions originales dans un cadre privé. Agissant en dehors du cadre des échanges gouvernementaux, mais soucieuse de complémentarité, la Fondation offre une structure souple et privée pour mettre sur pied des formules de coopération originales. A la demande, elle peut réaliser des opérations spécifiques adaptées des souhaits particuliers;
- former en France les élites chinoises de demain. Accueillir en France les plus brillants des ingénieurs, scientifiques ou médecins, c'est nouer dès maintenant des liens irremplaçables avec la Chine de demain. Les activités de la Fondation s'inspirent de cette conviction;
-promouvoir la recherche scientifique, les technologies et les échanges culturels entre la France et la Chine. Pour accélérer sa modernisation, la Chine a choisi de s'ouvrir et de se tourner vers les pays industrialisés. Les entreprises françaises, conscientes de l'importance de l'enjeu, veulent relever le défi qui leur est lancé. La Fondation a été conçue pour contribuer à leur réussite.
La Fondation est administrée et insérée dans l'Académie des sciences, car le Président en est le Président de l'Académie, les ordonnateurs les deux secrétaires perpétuels et le Conseil d'Administration, la Commission Administrative de l'Académie. Un Conseil scientifique de 15 membres est en train de se mettre en place; il devrait très vite lancer les premières opérations de sélection sur place en Chine de chercheurs post-doctorant venant passer un séjour dans des laboratoires sélectionnés ad-hoc en France pour venir passer un séjour d'un an ou plus. L'originalité du système repose sur la sélection sur place, action qui se fera en conjonction avec des grandes Ecoles françaises et sur un suivi tout au long du séjour par l'instauration de parrainages et si faire se peut, l'étude de la réinsertion du chercheur dans son pays d'origine.
Longue vie à la Fondation Franco-Chinoise pour la Science et ses Applications!
Professeur Jacques Caen,Président Alain Mérieux, Président Raymond Forni, Professeur Chen Zhu
Allocution de Jacques Caen
Monsieur le président de l'Assemblée Nationale Mesdames et Monsieur les Ministres
Messieurs les Premiers Ministres
Messieurs les Présidents des deux Académies des Sciences Messieurs les Secrétaires Perpétuels
Monsieur l'Ambassadeur de la République Populaire de Chine Mesdames et Messieurs,
Qu'il nous soit tout d'abord permis de vous remercier d'avoir proposé, Monsieur le Président, que cette réunion se tienne à l'Hôtel de Lassay. C'est à vous en effet que voici près d'un an, je venais partager l'espoir de me voir confier par notre Compagnie le soin de lancer avec Gilles Kahn cette Fondation France-Chine pour la Science et ses Applications. Vous en avez tout de suite apprécié la portée au moment où nos 2 grands pays ont décidé d'avoir une année de la Chine à Paris puis une année de la France à Pékin.
J'ai su vous convaincre par deux arguments. Grâce à un seul homme francophone et francophile Wang Zen Yi, élevé dans la tradition française, venu à Paris en 1980, reconnu depuis lors par notre Académie des Sciences, puis par des prix prestigieux Kettering General Motors aux Etats-Unis avec Laurent Degos et le Grand Prix International Del Duca, l'hématologie chinoise est si je puis dire francophone.
A Suzhou, on a établi le premier hôpital franco-chinois grâce à mon élève Changgeng Ruan, à Shanghai d'où est issu mon ami Chen Zhu, le vice-président de l'Académie des Sciences, le responsable de l'Institut d'hématologie de l'hôpital Rui Jin et le coresponsable de la part chinoise du décryptage du génome et son épouse Chen Saijuan. Et enfin à Tianjin, où Zhong Chao Han est le directeur de l'Institut d'Hématologie qui est lié à l'Institut des Vaisseaux et du Sang de l'hôpital Lariboisière où Gérard Tobelem a pris ma succession voici 18 mois.
L'autre argument était que les 2 Académies des Sciences avaient décidé d'établir des colloques incitatifs, le premier en France aux Pensières à Annecy, abrité par Monsieur Charles Mérieux, un visionnaire s'il en fut; ce colloque était consacré au Génome humain et végétal et orienté sur la Science et la Société comprenant des problèmes philosophiques, éthiques, économiques considérables, récemment publié dans les Comptes Rendus de l'Académie des Sciences; les deux suivants sur les matériaux et les sciences des réseaux présidés par mes 2 confrères Denis Jérôme et Gilles Kahn de l'Inria.
A ma seconde visite auprès de vous, l'embryon était en route et en échographiste convaincu, vous avez apprécié qu'il ne comportait pas de vice de structure. En effet voici à peine 9 mois, Monsieur le Président Hubert Curien, le viceprésident Etienne Emile Baulieu, les Secrétaires Perpétuels, Nicole Le Douarin et Jean Dercourt, le délégué aux Relations internationales Yves Quéré m'avaient chargé de la conception.
J'ai trouvé à plusieurs reprises auprès de Monsieur le Premier Ministre Raymond Barre, Messieurs les Ministres André Bettencourt et Philippe Douste Blazy non seulement une oreille attentive mais encore un concours qui s'est matérialisé à de nombreux endroits.
La maturation a pu être réalisée jusqu'à son terme grâce au comité exécutif (Michel Culas, Patrick Triadou, Michel Crepin, Jian Lu, Paul-Henri Curien) qu'avec Michel Cohen-Solal, nous avons réuni à plusieurs reprises à la Maison de la Chimie chez notre confrère Pierre Potier.
Si je cite la Maison de la Chimie en particulier c'est parce qu'elle nous abritera, nous l'espérons dés 2003 avec l'Association Franco-Chinoise de recherche scientifique et technique que nous avons présidé François Gros et moi-même, avant que Gérard Beck n'en assure le développement. Cette association gère les programmes de recherches avancées du MAE et du ministère de la Recherche et elle a été la source des noyaux durs de consolidation, le LIAMA à Pékin, l'Institut d'Hématologie de Tianjin, le laboratoire de catalyse de Dalian, entre autres.
C'est dans le cadre de cette Présidence que dès décembre 1998 nous avons conçu la nécessité d'une telle Fondation.
J'ai connu plus que des encouragements auprès de son Excellence Wu Jiamin et de ses collaborateurs, mais aussi à Pékin auprès de son Excellence Pierre Morel et à Shanghai auprès de Monsieur Nicolas Chapuis, notre Consul Général.
La Fondation fait ses premiers pas à l'orée de l'année du Cheval, grâce à la région Rhône-Alpes, les laboratoires Servier, l'Institut et la Fondation Mérieux, l'Oréal, Schneider Electric, Louis Dreyfus armements, Alcatel et à des généreux donateurs tels les frères Tang.
Vous avez bien voulu Monsieur le Président au début novembre mentionner la possible naissance de la Fondation en présence de Monsieur Hu Jintao, vice- président de la République populaire de Chine, puisque la naissance réelle était il y a tout juste un mois au Quai Conti par un vote unanime des Académiciens réunis en comité secret.
Cette Fondation a pour but de permettre des échanges durables scientifiques et médicaux donc culturels entre nos 2 pays au plus haut niveau dans les 2 sens, et permettre d'accentuer les efforts gouvernementaux. J'ai pu les mesurer lorsque j'étais président pendant 5 ans de l'Association franco-chinoise de recherche scientifique et technique.
Nous pouvons attribuer dès 2002 peut-être une douzaine de bourses postdoctorales ou de chaires, aider au rapprochement entre les directeurs de laboratoire francophones par exemple à Xiamen, Tianjin, Shanghai, Wuhan et leurs homologues français en permettant nous l'espérons qu'un jour la France devienne un partenaire incontournable pour toutes les disciplines de la Science avec la Chine.
Mais nous devons probablement aller plus loin. A travers la Science, l'Education personnalisée par les Grandes Écoles qui font partie du Conseil Scientifique de la Fondation, les Ecoles Normales Supérieures, ParisTech, les Ecoles Centrales, les INSA, les 3 Universités de Technologie et les plus prestigieuses de nos Universités, nous sommes probablement à même de tenter d'établir une charte écrite en français et chinois. La charte marquera nous l'espérons ce premier pas dans une longue marche joignant le pouvoir politique, à l'économique, le juridique et le culturel.
Le Conseil Scientifique proposé au bureau de l'Académie comprend 15 membres, 5 Académiciens, 5 membres issus des Grandes Ecoles et 5 issus des grands groupes économiques impliqués en Chine.
Avant l'année France Chine qui s'annonce en 2003, c'est là ce que nous appelons dans notre jargon médical un prodrome qui laisse augurer des moissons communes.
Puisque je n'aurai jamais la sensibilité tonale des poètes chinois, en participant à cette Fondation, j'aimerais vous dire qu'il ne faut pas faire de prophéties en ce qui concerne l'avenir comme le répétait Alain Peyrefitte en paraphrasant un plaisant proverbe chinois. Vous dire aussi que je n'aimerai pas que ce fut une tête de tigre avec la queue du serpent, la trace de l'œuvre inachevée.
Puis je finalement vous redire Monsieur le Président nos remerciements pour avoir permis le lancement de cette Fondation dans un endroit si prestigieux.
Jacques Caen
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